rouille


rouille

rouille [ ruj ] n. f.
• v. 1380; ruil n. m. 1120; roille XIIe; lat. pop. °robicula, class. robigo, robiginis
1Hydroxyde de fer rouge orangé, produit de la corrosion du fer en présence de l'oxygène de l'air et en milieu humide. Rouille pulvérulente, en plaques. Piqûre, tache, couche de rouille ( rouillé, rubigineux) . La rouille attaque, ronge le fer. « Les portes des maisons s'ouvrent de nouveau, faisant crier leurs gonds mangés de rouille » (Ramuz). Protection des objets en fer contre la rouille. antirouille; bondérisation, étamage, galvanisation, minium .
2 Adj. inv. D'un rouge-brun. roux. Costume de sport gris et rouille. Des vestes rouille.
3(1597) Maladie des céréales provoquée par des champignons (urédinées) et caractérisée par des taches semblables à des taches de rouille sur les tiges et les feuilles. Rouille du blé. Rouille de la vigne. anthracnose, charbon. Rouille des feuilles. mildiou.
4Ailloli relevé de piment rouge accompagnant la bouillabaisse. Soupe de poissons avec sa rouille. « pour la rouille, elle avait sont génie bien à elle pour lier l'ail et le piment à la pomme de terre et à la chair d'oursin » (Izzo).

rouille nom féminin (latin populaire robicula, altération du latin classique robigo, -inis, de robus, roux) Produit de corrosion des métaux ferreux, constitué principalement d'hydroxyde ferrique. (La rouille étant poreuse, la dégradation du fer ou de l'acier peu allié se poursuit jusqu'au cœur de la pièce, en l'absence de revêtement protecteur.) Littéraire. Cause d'altération, d'absence de souplesse : La rouille de l'âge. Altération du tain dans une glace. Nom de diverses maladies des plantes, causées par des champignons de l'ordre des urédinales, dont le cycle reproductif exige le passage sur plusieurs hôtes successifs (blé et épine-vinette, par exemple, pour la rouille du blé). [Ces parasites forment des fructifications rougeâtre, brunâtre ou orangée de la couleur de la rouille.] Sorte d'aïoli relevé, accompagnant la soupe de poisson et la bouillabaisse. ● rouille (expressions) nom féminin (latin populaire robicula, altération du latin classique robigo, -inis, de robus, roux) Rouille blanche, maladie des crucifères, qui provoque de graves déformations. ● rouille adjectif invariable et nom masculin D'une couleur brun-roux, qui est celle de la rouille. ● rouille (difficultés) adjectif invariable et nom masculin Orthographe Rouille, employé comme adjectif de couleur, reste invariable : des habits rouille, des vestes rouille. Voir grammaire : noms de couleur.

rouille
n. f. et adj. inv.
rI./r n. f.
d1./d Substance pulvérulente brun orangé, constituée principalement d'hydroxyde ferrique, dont se couvrent le fer et l'acier corrodés par l'humidité.
d2./d Nom cour. de nombreuses maladies cryptogamiques de végétaux supérieurs.
rII./r adj. inv. De la couleur de la rouille. Des vêtements rouille.

⇒ROUILLE, subst. fém.
A. — 1. Produit de corrosion (hydroxyde de fer) de couleur brun orangé qui se forme sur un métal ferreux exposé à l'air humide. Couche, piqûre, tache de rouille; couvert, piqué, piqueté, taché de rouille; chenêts roux de rouille. La rouille empêchait de tourner les girouettes (GAUTIER, Fracasse, 1863, p. 2). À côté d'une grande jarre vide, hors d'usage (...) une roue de bicyclette, rongée de rouille (BERNANOS, Nuit, 1928, p. 23).
P. anal. Rouille de/du cuivre, rouille verte, vieilli. Vert de gris. Rouille de/du plomb. Carbonate de plomb. On donne quelquefois par extension le nom de rouille à diverses altérations qui se produisent à la surface des métaux autres que le fer, lorsqu'ils sont exposés à l'air humide. Ainsi on nomme rouille de cuivre le vert-de-gris, rouille de plomb le carbonate de plomb ou céruse, etc. (Lar. 19e).
2. P. anal.
a) Ensemble de taches roussâtres dues à l'humidité, qui apparaissent avec le temps sur certains matériaux. On voyait les vieilles arches du Pont-Neuf, bruni de la rouille des pierres (ZOLA, L'Œuvre, 1886, p. 232). Je fouillais la bibliothèque; j'y découvrais (...) quelque « Magasin pittoresque » aux feuillets piqués de rouille (...) (BEAUVOIR, Mém. j. fille, 1958, p. 81).
En partic. Altération du tain d'un miroir; rousseurs qui apparaissent sur un miroir dont le tain est altéré. Miroir piqué de rouille. Il y a des taches de rouille à cette glace (Ac. 1835-1935).
b) Spéc. [P. réf. soit à la couleur de la rouille soit à son action corrosive]
ART CULIN. Sauce provençale froide à base de gousses d'ail et de piments rouges pilés avec de la mie de pain et de l'huile d'olive, qui accompagne la soupe de poisson et la bouillabaisse; p. ext., mayonnaise à l'ail relevée de piments rouges. Une bouillabaisse classique, rehaussée de la « rouille » traditionnelle, qui met la soupe de soleil à la puissance 2 (L. DAUDET, Maurras, 1928, p. 9). On peut servir le poisson avec la rouille, sauce spéciale assez relevée qui conserve en Provence beaucoup d'amateurs (J.-N. ESCUDIER, La Véritable cuis. prov. et niçoise, 1974, p. 73).
MINÉR. Tache naturelle que l'on peut observer à la surface de certains granits et qui est due à la présence de biotite ou d'hématite dans la pierre. (Ds Lar. encyclop., Lar. Lang. fr., Lexis 1975).
PHYTOPATHOL. Maladie cryptogamique des végétaux et en particulier des céréales caractérisée par l'apparition de taches orangées sur la tige et les feuilles des plantes atteintes. Rouille de l'avoine, des céréales, du maïs, du seigle; rouille de la vigne. Biffen a incorporé la résistance à la rouille dans les races de blé anglais (CUÉNOT, J. ROSTAND, Introd. génét., 1936, p. 86). V. charbon2 B ex. 1.
TEXTILE
♦ Mordant composé avec un sel ferrique, qui est utilisé dans la teinture en noir de la soie. (Dict. XIXe et XXe s.).
Rem. Au masc. ds LITTRÉ, Lar. 19e-20e.
Bain de rouille. Nitrosulfate de fer qu'on emploie pour restituer à la soie le poids qu'elle a perdu dans le décreusage (Dict. XIXe et XXe s.).
3. Au fig., vieilli, littér.
a) [Gén. suivi d'un compl. introd. par de indiquant un espace de temps] Action destructrice du temps écoulé. Rouille des âges. La rouille des temps a rongé ta doctrine (LAMART., Harm., 1830, p. 408). Un missel datant du roi François Premier, Dont la rouille des ans a jauni le papier (SULLY PRUDH., Solitudes, 1869, p. 88).
b) Engourdissement intellectuel ou moral. Il laisse user ses facultés par la rouille, et il devient bête (KARR, Sous tilleuls, 1832, p. 56). La rouille se met dans les ressorts de l'intelligence et la volonté engourdie n'a plus la puissance de secouer le poids de la paresse (AMIEL, Journal, 1866, p. 431).
c) Effet pernicieux d'un mal; le mal lui-même. Un peuple couvert de la rouille des préjugés qu'il avoit contractés dans son enfance (CRÈVECŒUR, Voyage, t. 3, 1801, p. 305). Cette longue série de siècles, où s'accumulèrent toutes les rouilles et toutes les barbaries (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 3, 1848, p. 274).
B. — Loc. adj. Couleur de rouille, (de) couleur rouille; p. ell. rouille, adj. inv. D'une couleur brun orangé rappelant celle de la rouille. Broussailles, forêts couleur de rouille; toits de couleur rouille; étoffe couleur rouille; feuilles rouille. Leur ami Kobus en capote grise et pantalon couleur de rouille (ERCKM.-CHATR., Ami Fritz, 1864, p. 171). La neige disparue mettait à nu la terre rouille et les feuilles pourries de l'automne (ROY, Bonheur occas., 1945, p. 208).
Empl. subst. masc. ou fém. La couleur elle-même. Il y en avait de tous les verts [des aloès], de tendres, de puissants, de jaunâtres, de grisâtres, de bruns éclaboussés de rouille, de verts foncés bordés d'or pâle (ZOLA, Faute Abbé Mouret, 1875, p. 1389). Oh! cette tête à la fois lascive et froide et qu'accentuait encore la rouille exaspérée des cheveux (LORRAIN, Sens. et souv., 1895, p. 190). V. ambre2 ex. 17. [Suivi d'un adj. de couleur caractérisant une nuance partic.] [Les laques noires] virent au rouille brun, mais sans colorer le papier blanc en ponceau (Manuel du fabricant de couleurs, t. 2, 1884, p. 140).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1170 « produit de la corrosion du fer » (CHRÉTIEN DE TROYES, Erec, éd. M. Roques, 2640: Molt estoit riches li haubers..., N'onques n'i pot coillir reoïlle); 1538 p. ext. rouille du cuyvre ou de l'arain (EST., s.v. aerugo); 2. a) 1269-78 p. anal. de couleur « tache de couleur rousse (sur le visage) » (JEAN DE MEUN, Rose, éd. F. Lecoy, 10138: Joes de roïlle entechees); b) 1591 « maladie des arbres » (Ch. ESTIENNE et J. LIÉBAULT, Agric. et maison rustique, Lyon, Jaques Guichard, III, fol. 229 r °); c) 1803 « altération du tain dans une glace » (BOISTE); d) 1870 masc. terme de teinturier (LITTRÉ); e) 1926 cuis. (J. B. REBOUL, La cuis. prov., 11e éd., Marseille, Tacussel, p. 82). B. 1372 fig. « ce qui altère la réalité, l'efficacité d'une chose » (D. FOULECHAT, Trad. du Policrat. de J. de Salisb., Bibl. nat. fr. 24287, fol. 79a ds GDF. Compl.). Du lat. vulg. robicula, dimin. du class. robigo, -inis « rouille; dépôt sur la pierre; rouille du blé, nielle », fig. « inaction; mauvaises habitudes » (le dimin. désignait peut-être, à l'orig., une petite tache de rouille). De la forme masc. (en -), le subst. a. fr. roïl (1re moit. XIIe s. ruïl [aerugo] « rouille des céréales » Psautier d'Oxford, 77, 51 ds T.-L.; XIIIe s. espee [...] de roïl teinte, Renart, éd. E. Martin, XII, 1217 ms. de base A; au fig. fin XIIe s. nate de rüil de pechiet, Homélies St Grégoire sur Ezechiel, 37, 22 ds T.-L.), évincé par le fém. Du subst. de base , le subst. masc. a. lorr. « rouille » (fin XIIe s., Sermons de St Bernard, 81, 24, ibid.) et, dans le domaine occit., le béarnais rounhe, arrounhe, fém. « id. » (LESPY-RAYM.), FEW t. 10, p. 430b. Fréq. abs. littér.:291. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 308, b) 611; XXe s.: a) 431, b) 387.
DÉR. Rouilleux, -euse, adj., rare. a) Couvert de rouille. Synon. rouillé, rubigineux. Je m'en allai franchement, le dos tourné à l'enclos rouilleux (GENEVOIX, Routes avent., 1958, p. 63). b) Couleur de rouille. Synon. rouillé, rubigineux (littér.). Porte rouilleuse, zébrée de sang de bœuf et d'ocre (HUYSMANS, Marthe, 1876, p. 29). [], fém. [-ø:z]. 1re attest. 1389, déc. « de la couleur de la rouille » cheval rouleux (P. VARIN, Inventaire Arch. admin. de Reims, t. 3, 1848, p. 745a); de rouille, suff. -eux.
BBG. — KRISTOL (A. M.). Color. Les Lang. rom. devant le phénomène de la couleur. Berne, 1978, p. 144. — QUEM. DDL t. 16, 30.

1. rouille [ʀuj] n. f.
ÉTYM. V. 1380; ruil, n. m., 1120; roille, n. f., XIIe; du lat. pop. robicula, lat. class. robigo, robiginis.
1 Hydroxyde de fer, rouge orangé ou brun, produit de la corrosion du fer en présence de l'oxygène de l'air et en milieu humide. || La rouille est un mélange de constituants chimiques provenant de l'oxydation de l'hydroxyde ferreux et dont le plus important, après vieillissement de la rouille, est la lépidocrocite (variété d'hydroxyde ferrique monohydraté). || La rouille déposée sur le fer facilite la corrosion de ce métal par divers mécanismes. || La rouille, substance d'un rouge brun, non adhérente au métal, pulvérulente ou en plaques. || Piqûre (cit. 7), tache, couche de rouille. || Couvert de rouille. Rouillé, rubigineux.Altération, destruction du fer par la rouille. || La rouille attaque, corrode, ronge le fer. || Rongé (→ Éteindre, cit. 49), piqué de rouille (→ Fixer, cit. 2). || Peinture soulevée par la rouille (→ Marquise, cit. 3). || Protection des objets en fer contre la rouille. Antirouille, bondérisation, étamage, galvanisation, minium. || Qui a l'aspect de la rouille. Érugineux. || Ôter, piquer la rouille. Dérouiller.
1 (…) la rouille empêchait de tourner les girouettes, qui indiquaient toutes un vent différent (…)
Th. Gautier, le Capitaine Fracasse, I.
2 (…) les portes des maisons s'ouvrent de nouveau, faisant crier leurs gonds mangés de rouille, comme s'il y avait une dispute de femmes.
C.-F. Ramuz, la Grande Peur…, III.
Par métaphore. Couleur rousse. || La rouille des bois en automne (cit. 8; → aussi Grisaille, cit. 6). || Les rouilles de l'automne (→ Patine, cit. 1).
2 Adj. invar. (1849). D'un rouge-brun. Roux. || Couleur rouille. || Costume de sport gris et rouille. || « Le matin, je mettrais pour l'église une robe de taffetas glacé, de couleur tendre, gris et rose, bleu et rouille, groseille et vert d'eau » (Journal des demoiselles, mai 1849).
tableau Désignations de couleurs.
3 (V. 1265). Fig. Ce qui empêche une fonction (la rouille empêchant les mécanismes de fonctionner). || La rouille de ses membres. Rouiller (p. passé).
La rouille, symbole du temps, des choses anciennes et hors d'usage :
3 Ce nom, caché depuis sous la rouille des âges,
En traits plus éclatants brillait sur tes ouvrages (…)
Lamartine, Premières méditations, XXXIV.
4 (1597). Maladie des végétaux provoquée par des champignons (Urédinées) et caractérisée par des taches semblables à des taches de rouille sur les tiges et les feuilles. || Rouilles brunes, noires. || Rouille des céréales; rouille du blé, de l'avoine, du maïs, du seigle… || Rouille de la vigne. Anthracnose, charbon, mildiou. || Rouille du fraisier. Rougissure. || Rouille de la betterave.
5 (XXe). Cuis. Ailloli relevé de piment rouge accompagnant ordinairement la bouillabaisse. || Soupe de poissons avec sa rouille.
DÉR. Rouillarde, 1. rouiller, rouilleux.
COMP. Dérouiller, enrouiller; antirouille.
————————
2. rouille [ʀuj] n. f.
ÉTYM. 1836; abrév. de rouillade, 1800, altér. de rouillarde.
Argot. Bouteille de vin, et, spécialt (par oubli de l'origine), de champagne. || Une rouille de champ'. Roteuse.
0 Sur le guéridon central aux pieds chantournés en volutes, la rouille embuée de fraîcheur dans son seau en métal (…)
Albert Simonin, Du mouron pour les petits oiseaux, 1960, p. 21.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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